Le marché du gaz en Europe : une baisse des prix en vue ?

Le marché européen du gaz pourrait connaître une évolution notable dans les années à venir, avec une baisse des prix anticipée dès 2025. Cette perspective a été évoquée par un expert de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) lors d’une conférence à Paris.

Plusieurs facteurs laissent présager cette tendance à la baisse. L’augmentation de l’offre, notamment grâce à une hausse significative des approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis et du Qatar, joue un rôle clé. De plus, l’arrivée de nouvelles installations de production et de traitement du GNL sur le marché devrait contribuer à cette baisse des prix.

Malgré une légère reprise prévue de la consommation européenne, d’environ 2%, l’offre supplémentaire devrait largement compenser cette hausse.

Des prix en baisse : quelles perspectives pour 2025 et au-delà ?

Les analystes du secteur prévoient une baisse significative des prix du gaz pour 2025. Le contrat gazier français à terme pourrait atteindre 35-40 euros par mégawattheure, contre environ 38 euros actuellement. Certains experts vont même plus loin, anticipant une baisse encore plus importante des prix à partir de 2026-2027.

Cette tendance devrait également impacter le marché de l’électricité. Les prix français de l’électricité pour 2025 pourraient se situer entre 60 et 70 euros par mégawattheure, contre environ 76 euros actuellement. Cette baisse s’explique par une demande atone et une augmentation de la production nucléaire et renouvelable.

Cette période de prix plus abordables pourrait être une opportunité pour accélérer la transition vers des énergies décarbonées. L’expert de l’AIE souligne l’intérêt de profiter de cette baisse des prix pour investir dans les énergies renouvelables et le nucléaire. Il affirme que « l’électricité est l’avenir », ce qui pourrait bénéficier à des pays comme la France, leader en matière d’exportation d’électricité en Europe.

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Cependant, des incertitudes subsistent, notamment concernant la demande asiatique et les flux de gaz russe, qui représentent encore 15% de l’approvisionnement gazier de l’Europe. Une réduction significative de ces approvisionnements pourrait entraîner une nouvelle hausse des prix.